Le samuraï était un combattant rude, rompu à la souffrance physique, résigné devant le sort, préparé à mourir pour accomplir son devoir. Il était, dans la conscience japonaise, l'homme parfait, accompli, éduqué au point de mépriser la mort, d'une fidélité totale à ses engagements personnels et vis-à-vis de clan dans lequel il était inséré.
L'existence des samuraïs était réglée par un profond sens du dépouillement et par des moeurs frugales. Au combat, ils devaient faire preuve de solidarité, d'honneur et de bravoure, voire d'héroïsme.
Je n'ai pas de parents, je fais des cieux et de la terre mes parents
Je n'ai pas de pouvoir divin, je fais de mon honnêteté mon pouvoir divin
Je n'ai pas de fortune, je fais de ma docilité ma richesse
Je n'ai pas de pouuvoir magique, je fais de ma personnalité mon pouvoir magique
Je n'ai ni de vie ni de mort, ma vie et ma mort ne font qu'un
Je n'ai pas de corps, je fais de mon stoïcisme mon corps
Je n'ai pas d'yeux, je fais du flash l'éclair de mes yeux
Je n'ai pas d'oreilles, je fais de ma sensibilité mes oreilles
Je n'ai pas de membres, je fais de ma promptitude mes membres
Je n'ai pas de lois, je fais de mon autodéfense ma loi
Je n'ai pas de stratégie, je fais du droit de tuer celui de protéger ma stratégie
Je n'ai pas de dessein, je fais de la saisie instinctive de l'opportunité mon dessein
Je ne fais pas de miracle, je fais du respect de la loi mon miracle
Je n'ai pas de principe, je fais de mon adaptation en toutes circonstances mon principe
Je n'ai pas de tactique, je fais de la vacuité et de la plénitude ma tactique
Je n'ai pas d'amis, je fais de mon esprit mon ami
Je n'ai pas d'armure, je fais de ma bienveillance mon armure
Je n'ai pas de château, je fais de mon esprit inébranlable mon château
Je n'ai pas d'épée, je fais de mon non-être mon épée.
